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Comité de Parrainage
- Lucie AUBRAC, agrégée de l' Université,
ancienne résistante, ancienne parlementaire
- «Je suis très honorée d'être conviée
au parrainage de la Maison de l'Afrique Noire. Voilà un lieu
où se retrouveront les familles africaines dans l'ambiance
de leurs pays d'origine. Pour moi, c'est beaucoup plus. Les jeunes
de France connaîtront leurs camarades d'école autrement
que par un prénom ou par des différences qui les éloignent
les uns des autres, source du racisme latent. Pourquoi, dans ce lieu
convivial, ne se retrouveraient-ils pas pour la rupture du jeûne
ou le tirage des rois? Et aussi le 14 juillet, fête de la démocratie,
avec sa belle devise : Liberté, Égalité, Fraternité».
- Raymond AUBRAC, ingénieur, ancien résistant,
Commissaire honoraire de la République.
- «J'espère être admis à l'honneur de
parrainer la Maison de l'Afrique Noire à Saint-Denis, car cette
initiative rendra le grand service de permettre aux communautés
de mieux se connaître. Ainsi se consolidera, fondée sur
l' estime réciproque et les valeurs communes, notre société
multiculturelle».
- Gustave MASSIAH, président du CRID, vice-président
d'ATTAC, membre fondateur du CEDETIM
- «La Maison de l'Afrique Noire à Saint-Denis est
un magnifique projet. Je serai très honoré d'y participer.
Qu'il n'existe pas encore de Maison de l'Afrique à Paris, aux
côtés de la Maison de l'Amérique Latine ou de
l'Institut du Monde Arabe, est une aberration, somme toute logique
quand on prend la peine d'y penser.
Que le défi soit relevé dans une périphérie
qui a vu des couches populaires de toutes origines nouer leur identité,
est une promesse de modernité pour la société
française, la preuve que parmi les mondes possibles, nous choisissons
celui de la fraternité, de l'égalité et de la
liberté.».
- Jean-Pierre OLIVIER de SARDAN, directeur d'études
à l'EHESS, directeur de recherches au CNRS mis à disposition
de l'IRD
- Stéphane PEU, Maire-adjoint de Saint-Denis, chargé
des relations internationales
- Landing SAVANE, Ministre d'Etat, Ministre de l'Industrie
et de l'Artisanat de la République du Sénégal
- «C'est bien volontiers et avec un réel plaisir
que j'accepte la proposition de participer au Comité de parrainage
de la Maison de l'Afrique Noire à SAINT-DENIS.
Je voudrais, par cette acceptation, encourager et accompagner cette
belle initiative.
Mon engagement en tant que panafricaniste et combattant pour la liberté,
la démocratie et l'émancipation des peuples m¹impose
de soutenir votre projet.
Aussi, je tiens à vous féliciter pour la vision que
vous avez de notre continent qui doit être au rendez-vous de
tous les grands combats.
A l'image de la Maison de l'Amérique Latine ou de l'Institut
du Monde Arabe, la Maison de l'Afrique Noire vient marquer la présence
du continent noir aux côtés des autres communautés.».
- Cheick Oumar SISSOKO, cinéaste malien
- « De 1971 à 1977, j'ai participé à l'alphabétisation
des Travailleurs Immigrés du Sénégal, de Mauritanie
et du Mali au foyer sis 49 rue Mathurin Moreau - Paris XIX°.
A Bagnolet, 34 rue de l'Égalité, Michel Samuel et Makan
Camara étaient engagés dans le même bénévolat.
Notre travail participait du besoin d'aider les Travailleurs Immigrés
à faire face aux nombreux problèmes quotidiens de vie
: tracasseries administratives, emploi, logement, santé, communication
et insertion sociale...
Je sens la Maison de l'Afrique Noire à Saint-Denis comme un
prolongement, sur une plus grande échelle, de cet engagement
de militants démocrates, humanistes.
C'est aussi une marque de cette grande solidarité que le peuple
de France n'a jamais manqué de manifester à l'endroit
des minorités et des autres peuples en lutte pour leur dignité.
Les années 70 en témoignent éloquemment.
La Maison de l'Afrique Noire comble un vide qui faisait le lit à
l'incompréhension, à l'ignorance. C'est de cette incompréhension
née du silence et d' actes posés volontairement et logiquement
illustrés par des discours et des seules images-misères
du continent, que naissent la xénophobie, le racisme, les guerres
fratricides, loin de l'histoire riche qui lie les hommes et les femmes
de notre sainte terre.
Vive la fraternité ! »
- Ismaïla TOURÉ KUNDA, musicien qui, depuis novembre
1977, forme avec son frère, Sixu Tidiane, le groupe TOURÉ
KUNDA
- «Comment voulez-vous que je ne sois pas honoré
de parrainer cette «Maison de l'Afrique» qui vient
soutenir tous ces laissés pour compte de l'exploitation du
Sud par le Nord, fermant les frontières à double tour
à ces étrangers dont les pays croulent sous le poids
de la dette du FMI, de la Banque Mondiale, du G 8. Ces femmes et ces
hommes pour qui il ne reste que le chemin de l'immigration pour survivre
et faire vivre ceux qui sont restés derrière, restant
cependant persuadé que chaque Africain qui s'exile est une
ressource en moins pour son pays.
L'adage dit : "Ici n'est pas un endroit où rester et
l'au-delà n'est pas un endroit où aller".
J'espère cette maison solide et durable.
Musicalement votre».

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