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La Maison de l'Afrique Noire |
| Des espaces de convivialité Les Cuisines d'AfriqueConstat:
Propositions: Sur la base de ces premiers constats, nous proposons d’aménager à l’intérieur de la Maison de l’Afrique noire une cuisine, avec des installations permettant de préparer jusqu’à 200 repas. Cette cuisine serait mise prioritairement à la disposition d’associations de femmes africaines, moyennant finance, qu’il s’agisse pour elles de préparer des repas à déguster sur place ou de répondre à une commande extérieure. Un espace attenant à la cuisine, permettant de disposer des tables et des chaises, doit être prévu pour permettre la dégustation sur place. Réflexions complémentaires à engager: Nous pensons que cette “cuisine” devrait être gérée par une association spécifique, dont la fonction première serait de proposer l’équipement nécessaire, de réfléchir sur le statut juridique et fiscal de cette activité (statut de la “main d’oeuvre”, déclaration des bénéfices, taxes et impôts), de calculer les coûts d’utilisation, de sélectionner les bénéficiaires et d’établir des priorités. En outre cette association pourrait proposer des solutions à quelques problèmes récurrents rencontrés dans ce type d’activités : qui avance l’argent pour l’achat des produits ? quels moyens utiliser pour transporter les produits à acheter et pour livrer les plats préparés ? comment disposer d’un matériel pour réchauffer les plats ? Partenaires: - les associations de femmes africaines - les associations culturelles africaines - les associations de femmes immigrées Les ateliers de tailleurs et de forgeronsLes activités des artisans dans les foyers de travailleurs migrants, notamment celles des forgerons et des tailleurs, constituent un exemple vivant des savoir-faire et de la créativité des communautés ouest-africaines résidant en France. Leurs productions sont hautement appréciées tant par leurs compatriotes que par des clientèles non-africaines qui vivent en France, quand elles ont l’opportunité d’en connaître l’existence. Les premiers passent commande dans les ateliers de vêtements fonctionnels, mais surtout d’habits aux découpes variées, souvent richement brodés, qu’ils utilisent lors de manifestations festives ou solennelles ou qu’ils ramènent dans leurs quartiers et leurs villages pour offrir aux membres de leurs familles, lors de leurs retours réguliers au pays. Ils se font également confectionner aux mêmes fins des bijoux (bagues, boucles d’oreille, bracelets et colliers). Quant aux autres clientèles, aujourd’hui beaucoup trop restreintes, elles passent commande le plus souvent de chemises africaines ou de robes d’intérieur. Elles apprécient également les objets de parure, notamment les bagues et les bracelets en argent. Les ateliers d’artisans sont en outre des lieux d’échanges , où sont présentés les différents modèles que sont capables de réaliser les tailleurs et les forgerons, où sont débattus les coûts de fabrication (en général, les matières premières, tissus et métaux, sont fournies par les clients). Au delà, quand l’espace le permet, ces ateliers sont des lieux de convivialité, où, autour d’un thé à la menthe, artisans, clients et simples visiteurs écoutent de la musique africaine ou des radios diffusant des informations internationales, commentent l’actualité culturelle ou politique, échangent des nouvelles. Nous souhaitons qu’au sein de la Maison de l’Afrique noire, des espaces soient aménagés pour permettre une présentation de ces activités de création et de services, des espaces où l’on retrouve la convivialité qui existe dans les ateliers d’artisans situés dans les foyers. Nous proposons ainsi l’ouverture de deux lieux :
Nous pensons que chacun de ces ateliers devrait être l’objet d’une concertation avec des comités de résidents de foyer, qui réfléchiraient avec les artisans présents dans leur foyer les modalités de fonctionnement des ateliers, notamment le contrôle des outils et la rotation des artisans. Reste à avancer des propositions sur la question épineuse du statut juridique et fiscal de ces ateliers et des artisans qui y travailleront, en tenant compte du caractère culturel et associatif du projet. Partenaires: - les forgerons et les tailleurs d’un ou deux foyers de travailleurs migrants - les comités de résidents des foyers concernés - des associations engagées dans la réflexion sur l’économie sociale et solidaire L’espace “exposition-vente” d’artisanat et de livresL’ouverture d’une boutique d’artisanat, respectant les principes du commerce équitable et proposant des objets originaux et de qualité, est un objectif à moyen terme, car elle suppose la mise sur pied d’une structure commerciale efficace. Dans un premier temps, il s’agit de recenser en Afrique un certain nombre d’artisans, notamment ceux qui sont organisés en coopératives, de leur demander de nous cèder un choix représentatif de leurs productions. En échange, nous leur proposons d’exposer leurs échantillons, en indiquant les moyens de les contacter pour acheter les objets qu’ils fabriquent. La même proposition peut être fait aux artisans qui travaillent en France, notamment aux tailleurs et aux forgerons, mais également aux structures commerciales qui fonctionnent selon les principes du commerce équitable, comme ANDINES ou ARTISANS DU MONDE. L’ espace d’exposition d’artisanat pourrait être complèté par un espace de dépôt-vente de livres, géré en commun avec la librairie FOLIES D’ENCRE de Saint-Denis, et par un espace de dépôt-vente de disques, cassettes, cédéroms et vidéos, à condition qu’un système de sélection des productions audiovisuelles diffusées soit mis sur pied. Partenaires - des artisans en Afrique et en France - ANDINES et ARTISANS DU MONDE - ALICES - la librairie FOLIES D’ENCRE Les liens à développer entre la Maison de l’Afrique Noire et l’Université PARIS 8A travers sa filière “ETUDES AFRICAINES “ et le “CENTRE D’ETUDES, DE RECHERCHE ET D’ACTIONS SOLIDAIRES AVEC L’AFRIQUE (CERASA)”, l’Université PARIS 8 cherche à promouvoir une meilleure connaisance de l’Afrique et le développement de la recherche sur l’Afrique. En outre, de très nombreux étudiants africains ou d’origine africaine sont inscrits à l’Université PARIS 8, dans presque tous les départements de l’Université et notamment dans les départements ARTS et SCIENCES SOCIALES. Cette double réalité constitue un atout et une exigence pour la future de MAISON DE L’AFRIQUE NOIRE. Le potentiel d’enseignement et de recherche sur l’Afrique qui existe à l’ Université PARIS 8 permet d’envisager l’organisation de conférences-débats dans l’enceinte de la MAISON DE L’AFRIQUE NOIRE sur des thèmes (sociaux, économiques, politiques, culturels) et des pays très divers (notamment ceux de l’Afrique centrale, orientale et australe, très mal connus en France), à condition qu’un effort particulier soit fait par les universitaires pour présenter des exposés accessibles à un large public. La présence de nombreux étudiants africains et d’origine africaine à l’Université Paris 8 peut contribuer à l’animation de la MAISON DE L’AFRIQUE NOIRE. Ces étudiants sont souvent engagés dans des activités associatives ( notamment de solidarité avec leurs pays d’origine) et des activités culturelles, qui peuvent avoir toute leur place dans la MAISON DE L’AFRIQUE NOIRE : présentation d’expositions, organisation de manifestations festives, contribution aux débats. Très souvent, les étudiants intéressés par l’Afrique ont des difficultés à identifier des thèmes de recherche et/ou à entrer en relation avec des représentants des communautés africaines immigrées en France. La MAISON DE L’AFRIQUE NOIRE, dans la continuité du groupe de recherche proposé les années passées par le CERASA sur le thème “Histoire, Mémoire et Culture de l’immigration africaine (à Saint-Denis)” peut constituer un lieu-ressource important pour ces étudiants, leur permettre de définir des perpectives de recherche vivantes, c’est-à-dire liées aux préoccupations des Africains en France, et faciliter leurs contacts avec ces derniers. La MAISON DE L’AFRIQUE NOIRE peut constituer aussi un lieu-ressource chaleureux pour les étudiants africains récemment arrivés en France, souvent isolés, en butte à de nombreuses difficultés sociales. Elle pourrait également leur permettre d’avoir accès à des moyens de travail, notamment une salle informatique, dont ils sont privés en raison de leurs faibles ressources. |
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